Concours de la santé 2026

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Devenir infirmier, sage-femme ou technicien de santé dans le secteur public suppose deux passages successifs qu'il ne faut pas confondre : le concours d'entrée dans une école de formation, puis le recrutement dans un corps de la fonction publique ou par un établissement de santé.

Le concours d'entrée n'est pas un recrutement

C'est l'erreur la plus coûteuse du parcours. Réussir un concours d'entrée en école de santé ouvre une scolarité, au terme de laquelle un diplôme d'État est délivré. Il n'ouvre aucun poste.

Le recrutement fait l'objet d'une procédure distincte et postérieure : concours de la fonction publique, avis d'un ministère de la santé, ou appel d'un établissement public. Certaines années, le nombre de diplômés dépasse celui des postes ouverts.

Un diplômé peut donc exercer sans être fonctionnaire, dans le secteur privé, confessionnel ou associatif, qui recrute selon ses propres procédures.

Les filières, et ce qu'elles engagent

Les intitulés varient d'un pays à l'autre, les filières se recoupent :

  • les soins infirmiers, conduisant au diplôme d'État d'infirmier ;
  • la maïeutique, pour les sages-femmes et maïeuticiens ;
  • les techniques de santé — laboratoire, imagerie, anesthésie, kinésithérapie, hygiène, pharmacie ;
  • les cycles d'agents et d'aides-soignants, ouverts à un niveau de recrutement inférieur ;
  • le travail social, souvent rattaché aux mêmes établissements.

La filière se choisit à l'inscription et le classement se fait filière par filière : le nombre de places n'y est jamais le même. Un rang qui suffirait dans l'une peut être insuffisant dans l'autre.

L'agrément de l'établissement, à vérifier avant de payer

Partout, des établissements privés préparent aux mêmes diplômes que les écoles publiques. Seuls ceux qui figurent sur la liste des établissements agréés par le ministère chargé de la santé délivrent un titre reconnu.

Un diplôme obtenu hors agrément ne permet ni de se présenter aux concours de recrutement, ni d'exercer légalement. La vérification se fait auprès du ministère, avant l'inscription et avant tout versement.

C'est, de tout le parcours, la précaution la plus rentable : elle prend une demi-journée et protège de plusieurs années perdues.

Les épreuves

Les épreuves écrites portent presque partout sur les sciences de la vie et de la terre, la physique-chimie et la langue d'enseignement, avec des coefficients propres à chaque filière.

S'y ajoutent fréquemment un entretien et une visite médicale d'aptitude : plusieurs filières exigent une condition physique compatible avec le travail hospitalier, la station debout prolongée et les gardes.

L'admission se prononce par ordre de mérite dans la limite des places ouvertes, et une liste d'attente est le plus souvent arrêtée pour pourvoir les désistements.

Médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes

Ces professions ne relèvent pas des écoles de formation sanitaire mais de l'université. Le cursus commence après le baccalauréat et se conclut par un doctorat.

La spécialisation passe par un concours — internat ou résidanat selon les pays — dont le classement commande le choix de la spécialité et du centre hospitalier d'affectation. Les spécialités les plus demandées se ferment aux premiers rangs.

Le recrutement des praticiens dans le service public fait l'objet d'avis distincts de ceux des personnels paramédicaux, et plusieurs pays y assortissent une obligation de service.

Les pays documentés

6 pays et territoires sont documentés pour cet examen. Pour chacun, cette rubrique précise l'organisation des épreuves, les filières existantes, le calendrier habituel et les taux de réussite constatés lors des sessions passées.

Questions fréquentes

Le concours d'entrée en école de santé garantit-il un emploi ?

Non. Il ouvre une scolarité conduisant à un diplôme d'État. Le recrutement dans la fonction publique ou par un établissement de santé fait l'objet d'une procédure distincte et postérieure.

Comment savoir si une école privée est reconnue ?

En vérifiant son agrément auprès du ministère chargé de la santé, avant l'inscription. Un diplôme obtenu hors agrément ne permet ni de concourir ni d'exercer légalement.

Quel niveau faut-il pour les filières conduisant au diplôme d'État ?

Le baccalauréat, le plus souvent dans une série scientifique. Des cycles d'agents et d'aides-soignants sont ouverts à un niveau inférieur.

Le classement est-il commun à toutes les filières ?

Non. Il se fait filière par filière, et le nombre de places diffère de l'une à l'autre : un même rang peut suffire dans l'une et pas dans l'autre.

Comment devient-on médecin spécialiste ?

Par le cursus universitaire de médecine jusqu'au doctorat, puis par un concours d'internat ou de résidanat dont le classement commande le choix de la spécialité et du centre d'affectation.