Fin du secondaire au Vanuatu 2026 : filière francophone et anglophone
Le Vanuatu est l'un des rares pays au monde à faire fonctionner en parallèle deux systèmes scolaires complets, l'un francophone et l'autre anglophone, héritage de la période où l'archipel était administré conjointement par la France et le Royaume-Uni.
L'héritage du condominium
Jusqu'à son indépendance en 1980, l'archipel — alors appelé Nouvelles-Hébrides — était placé sous une administration conjointe franco-britannique. Chaque puissance y avait développé son propre réseau d'écoles, ses programmes et ses examens.
Cette dualité a été maintenue après l'indépendance. Le pays reconnaît aujourd'hui trois langues officielles : le bichelamar, langue véhiculaire nationale, ainsi que le français et l'anglais.
Les familles choisissent la filière de scolarisation, ce qui structure durablement le parcours de l'élève : les passerelles entre les deux systèmes restent limitées.
La filière francophone
Les établissements francophones suivent des programmes proches des programmes français et préparent au baccalauréat, organisé avec l'appui de la France.
Les effectifs sont réduits, l'archipel comptant peu de lycées francophones. Le diplôme obtenu est reconnu en France, ce qui en fait la principale voie d'accès des bacheliers vanuatuans à l'enseignement supérieur français ou néo-calédonien.
La filière anglophone
Les établissements anglophones délivrent un certificat national de fin d'études secondaires, d'inspiration britannique et régionale, aligné sur les qualifications en usage dans le Pacifique.
Cette filière ouvre naturellement vers les universités de la région — Fidji, Nouvelle-Zélande, Australie — où les diplômes sont directement reconnus.
Après le secondaire
Le Vanuatu ne dispose pas d'université généraliste propre. Les diplômés poursuivent à l'Université du Pacifique Sud, qui y possède un campus, ou à l'étranger.
La destination dépend étroitement de la filière suivie : Nouvelle-Calédonie et France pour les francophones, Fidji, Australie et Nouvelle-Zélande pour les anglophones. Des bourses publiques et des coopérations bilatérales soutiennent ces mobilités.
Questions fréquentes
- Pourquoi deux systèmes scolaires au Vanuatu ?
C'est l'héritage du condominium franco-britannique qui a administré l'archipel jusqu'à l'indépendance de 1980. Chaque puissance y avait développé son propre réseau scolaire.
- Le baccalauréat existe-t-il au Vanuatu ?
Oui, dans la filière francophone, organisé avec l'appui de la France. La filière anglophone délivre un certificat national de fin d'études.
- Où poursuivre ses études ?
À l'Université du Pacifique Sud, qui dispose d'un campus dans le pays, ou à l'étranger : Nouvelle-Calédonie et France pour les francophones, Fidji, Australie et Nouvelle-Zélande pour les anglophones.