Fin du secondaire en Belgique 2026 : le CESS

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Contrairement à une idée répandue, il n'existe pas de « baccalauréat belge ». La fin de l'enseignement secondaire est sanctionnée par un certificat délivré par l'établissement, et non par un examen national unique comme en France ou au Maroc.

Le CESS, et non le baccalauréat

En Fédération Wallonie-Bruxelles, l'élève qui termine sa sixième année secondaire avec succès reçoit le certificat d'enseignement secondaire supérieur, le CESS. Du côté néerlandophone, l'équivalent est le diploma secundair onderwijs.

La différence avec le baccalauréat est de fond : le CESS n'est pas décerné à l'issue d'une session d'examens nationaux organisée le même jour pour tout le pays. Il est attribué par le conseil de classe de l'établissement, qui délibère au vu des résultats obtenus par l'élève tout au long de l'année, voire du degré.

C'est pourquoi la Belgique ne publie pas de « taux de réussite au bac » comparable à celui de ses voisins : il n'y a ni session unique, ni note globale nationale.

Les épreuves externes certificatives

La Fédération Wallonie-Bruxelles organise malgré tout des épreuves communes à tous les établissements, corrigées selon des consignes identiques. Elles jalonnent le parcours :

  • le CEB, en fin d'enseignement primaire ;
  • le CE1D, en fin de deuxième année du secondaire ;
  • une épreuve externe certificative en français en sixième année, qui compte dans la délivrance du CESS.

Ces épreuves visent à garantir un niveau comparable d'un établissement à l'autre, sans pour autant transformer la certification en concours national.

Les filières du secondaire

L'enseignement secondaire belge se divise en quatre grandes voies, généralement présentées ainsi :

  • l'enseignement général, orienté vers la poursuite d'études longues ;
  • l'enseignement technique, de transition ou de qualification ;
  • l'enseignement artistique ;
  • l'enseignement professionnel, qui mène directement au métier.

Le CESS peut être obtenu dans chacune de ces voies. Dans l'enseignement professionnel, il suppose toutefois une septième année complémentaire.

L'accès aux études supérieures

Le CESS ouvre l'accès à l'enseignement supérieur sans sélection à l'entrée pour la grande majorité des filières : ni dossier classé, ni concours d'admission. C'est une différence marquante avec le système français.

Deux exceptions notables subsistent. Les études de médecine et de dentisterie sont précédées d'un examen d'entrée obligatoire, organisé dans les deux communautés. Les études d'ingénieur civil comportent également un examen d'admission spécifique.

Cette absence de sélection généralisée à l'entrée s'accompagne d'une exigence forte en première année, où le taux d'échec est traditionnellement élevé.

Le calendrier

L'année scolaire belge s'achève fin juin. Les délibérations des conseils de classe se tiennent dans les derniers jours du mois, et les résultats sont communiqués aux élèves par leur établissement.

Un élève en situation d'échec partiel peut se voir imposer des examens de passage ou un travail de vacances, avec une seconde délibération à la rentrée d'août ou de septembre.

Questions fréquentes

Existe-t-il un baccalauréat en Belgique ?

Non. La fin du secondaire est sanctionnée par le CESS en Fédération Wallonie-Bruxelles, délivré par le conseil de classe de l'établissement. Le mot « bachelier » existe bien en Belgique, mais il y désigne un diplôme de l'enseignement supérieur, obtenu après trois ans d'études — l'équivalent d'une licence française.

Où consulter les résultats ?

Il n'y a pas de publication nationale des résultats. Chaque établissement communique directement à ses élèves la décision du conseil de classe.

Le CESS est-il reconnu en France ?

Le CESS permet de candidater dans l'enseignement supérieur français. La procédure passe par les dispositifs d'admission destinés aux titulaires d'un diplôme étranger de fin d'études secondaires.