Maturité 2026 en Suisse : gymnasiale, professionnelle et spécialisée
La Suisse ne délivre pas de baccalauréat. La fin des études secondaires y est sanctionnée par une maturité, qui existe sous trois formes distinctes et n'est pas organisée au niveau fédéral mais par les cantons.
Trois maturités, trois débouchés
Le système suisse distingue :
- la maturité gymnasiale, obtenue au gymnase — l'équivalent du lycée général — et qui donne accès aux universités et aux écoles polytechniques ;
- la maturité professionnelle, préparée en parallèle ou à la suite d'un apprentissage, qui ouvre l'accès aux hautes écoles spécialisées ;
- la maturité spécialisée, qui prolonge l'école de culture générale et mène aux hautes écoles pédagogiques ou aux filières de la santé et du travail social.
Cette architecture reflète le poids de la formation professionnelle en Suisse : l'apprentissage y est une voie majoritaire, et non un choix par défaut.
Un examen cantonal, pas national
Il n'existe pas d'épreuve unique passée le même jour dans toute la Suisse. Chaque canton, et souvent chaque gymnase, organise ses propres examens, dans un cadre fixé par une réglementation fédérale sur la reconnaissance des maturités.
La note finale combine les résultats des examens de maturité et les notes obtenues durant la scolarité. Un travail de maturité, recherche personnelle rédigée et présentée oralement, constitue une composante obligatoire du diplôme.
Ce fonctionnement décentralisé explique qu'aucun « taux de réussite national » ne soit publié, contrairement aux pays à examen unique.
Une sélection en amont
La particularité suisse tient moins à l'examen final qu'à l'accès au gymnase. La sélection intervient tôt, à la fin du degré secondaire I, sur la base des résultats scolaires et parfois d'un examen d'admission.
Il en résulte une proportion de titulaires de la maturité gymnasiale nettement plus faible que la proportion de bacheliers dans les pays voisins. Le tri s'opère à l'entrée, non à la sortie : les taux d'échec à l'examen de maturité sont donc relativement bas.
L'accès aux hautes écoles
La maturité gymnasiale ouvre l'accès aux universités cantonales et aux deux écoles polytechniques fédérales, sans examen d'entrée dans la plupart des filières.
La médecine fait exception : un test d'aptitude est organisé lorsque le nombre de candidats dépasse les places disponibles.
Les hautes écoles spécialisées recrutent quant à elles principalement des titulaires d'une maturité professionnelle, ce qui donne à la voie de l'apprentissage un véritable prolongement vers l'enseignement supérieur.
Questions fréquentes
- Y a-t-il un baccalauréat en Suisse ?
Non. La fin du secondaire est sanctionnée par une maturité, qui existe sous forme gymnasiale, professionnelle ou spécialisée.
- Pourquoi n'y a-t-il pas de taux de réussite national ?
Parce que l'examen n'est pas fédéral : chaque canton, et souvent chaque gymnase, organise ses propres épreuves dans un cadre commun de reconnaissance.
- Qu'est-ce que le travail de maturité ?
Une recherche personnelle, rédigée puis présentée oralement, obligatoire pour l'obtention du diplôme.
- La maturité professionnelle donne-t-elle accès à l'université ?
Elle ouvre principalement l'accès aux hautes écoles spécialisées. L'accès aux universités suppose une passerelle complémentaire.