Concours de l'enseignement 2026 au Maroc : conditions et épreuves

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Le concours de l'enseignement est, par le nombre de candidats, le plus important du Maroc. Il n'est pas ouvert par le ministère mais par les académies régionales d'éducation et de formation, chacune sur son ressort — d'où des conditions et des postes qui diffèrent d'une région à l'autre au sein d'une même session.

Qui recrute ?

Depuis le passage au recrutement régional, l'académie est l'employeur. Chacune publie son propre avis : nombre de postes, spécialités ouvertes, cycles d'enseignement concernés.

La conséquence est concrète : le candidat choisit une seule académie et s'engage à servir dans son ressort pendant une durée déterminée avant de pouvoir demander sa mutation. La concurrence est donc très inégale d'une région à l'autre — les postes ne sont pas répartis à parts égales mais selon le déficit constaté.

Le régime statutaire de ces cadres a connu des révisions successives, jusqu'à un statut propre aux personnels de l'éducation nationale. L'avis indique le régime applicable à la session : il ne se déduit pas d'une session antérieure.

Les conditions de candidature

Aux conditions générales de la fonction publique s'ajoutent deux exigences déterminantes :

  • l'âge : une limite très inférieure à celle de l'administration civile, fixée à trente ans lors des dernières sessions, appréciée à la date que précise l'avis ;
  • le diplôme : la licence ou son équivalence, dans une spécialité correspondant à la matière que le candidat postule d'enseigner.

C'est la correspondance des spécialités qui écarte le plus de candidats. L'avis énumère nommément, pour chaque matière, les licences admises : hors de cette liste, aucune appréciation n'est possible. Une licence proche mais non citée ne passe pas le filtre du dossier.

Les épreuves

Le concours se joue en deux temps :

  1. une épreuve écrite associant la discipline et les sciences de l'éducation : programmes et curricula, situations d'enseignement, actualité pédagogique ;
  2. une épreuve orale pour les admissibles, devant un jury qui apprécie la maîtrise de la matière, l'aptitude à communiquer et la disposition à exercer le métier.

L'admission se fait par classement, dans la limite des postes ouverts par académie et par spécialité. La barre diffère donc d'une région à l'autre et d'une matière à l'autre au sein d'une même session.

L'année de formation

On ne prend pas une classe au lendemain du concours. Les lauréats rejoignent les centres régionaux des métiers de l'éducation et de la formation pour une année associant enseignements théoriques et stages en établissement.

L'année s'achève par l'examen de qualification professionnelle, condition de la titularisation. L'échec n'annule pas le bénéfice du concours : il conduit le plus souvent à un redoublement de l'année de formation, selon les textes en vigueur.

Pendant cette année, le stagiaire perçoit une indemnité et s'engage à servir l'académie qui l'a recruté.

Les autres concours du secteur

Le recrutement des enseignants n'épuise pas les concours de l'éducation nationale :

  • les cadres de l'administration pédagogique : concours ouvert aux enseignants en fonction, suivi d'une formation, menant à la direction d'établissement ;
  • les cadres d'appui administratif, pédagogique et social : attachés d'administration et d'économat, attachés pédagogiques, assistants sociaux ;
  • le corps de l'inspection : concours ouvert sous condition d'ancienneté, suivi de plusieurs années de formation spécialisée ;
  • les professeurs assistants de l'enseignement supérieur : recrutés directement par les universités, sur doctorat, par sélection des dossiers puis audition devant une commission scientifique.

Questions fréquentes

Quelle est la limite d'âge au concours de l'enseignement ?

Trente ans lors des dernières sessions, appréciée à la date que précise l'avis — bien en deçà des quarante-cinq ans applicables dans l'administration civile.

Quel diplôme faut-il ?

La licence ou son équivalence, dans une spécialité nommément citée par l'avis pour la matière postulée. Hors de cette liste, le dossier est écarté.

Qui ouvre le concours, le ministère ou l'académie ?

Les académies régionales d'éducation et de formation, chacune sur son ressort et par son propre avis. Le lauréat s'engage à y servir une durée déterminée avant de demander sa mutation.

En quoi consistent les épreuves ?

Une épreuve écrite associant la discipline et les sciences de l'éducation, puis une épreuve orale devant un jury pour les admissibles.

Que se passe-t-il après la réussite ?

Une année de formation en centre régional des métiers de l'éducation et de la formation, indemnisée, close par l'examen de qualification professionnelle qui conditionne la titularisation.